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XIe siècle:
- Gisant sur le tombeau du duc d’Aquitaine Guillaume VIII (1027-1086)
XIIe siècle :
- Gisant de pierre de Sibylle de Jérusalem (ou de Lusignan), sœur de Baudouin IV, comte de Namur et roi de Jérusalem, dans l’église de Namêche (Belgique). Sur cette pierre tombale, on peut lire l’inscription suivante : « Yci reposent les ossements de Sybille de Lusignant, reine de Jérusalem, décédée en l’an 1187 ».
- Gisants de l’abbaye de Fontevraud :
XIIIe siècle:
Gisant de Richard Cœur de Lion à Rouen
- Gisants de la Cathédrale Notre-Dame de Rouen
- Gisants de l’abbaye de Fontevraud :
XIVe siècle:
Tombeau et gisant de Philippe le Hardi au Palais des ducs de Bourgogne.
- Gisants en marbre blanc des ducs Jean II (?-1305) et Jean III (1286-1341) de Bretagne, aujourd’hui dans l’église Saint-Armel de Ploërmel
- Gisant de Jeanne d’Évreux (1307-1371), reine de France, un des premiers personnages à s’être soucié de son vivant de faire exécuter le gisant de son futur tombeau
- Gisant en granite de Jeanne (?-1388), héritière de Bretagne, dans l’église abbatiale Saint-Gildas de Rhuys
- Philippe II de Bourgogne (Dijon)
XVe siècle:
Gisant de Louis de Sancerre à la Basilique Saint-Denis
- Gisant de Louis de Sancerre (1342-1402), connétable de France, dans la Basilique de Saint Denis
- Gisants en marbres blanc et noir d’Olivier V de Clisson (1336-1407), connétable de France, et de sa femme Marguerite de Rohan, dans l’église de Josselin
- Gisant en granit attribué à Robert (?-1408) seigneur de Beaumanoir, à l’abbaye Saint-Magloire de Léhon
- Gisant en granit attribué à Guillaume Le Voyer (?-1415), à l’église de Tregomar.
- Gisant en granit de Beatrix Péan et sarcophage de son mari Guillaume de Goudelin (?-1420), vicomte de Pléhédel, dans l’église de Goudelin
- Gisant sur le tombeau d’Agnès Sorel (1422-1450) à Loches
- Gisant en bois de Gilles de Bretagne (?-1450), à l’abbaye Notre-Dame de Boquen (Plénée-Jugon, Côtes-d’Armor), aujourd’hui au musée de Saint-Brieuc
- Gisant en marbre blanc de Charles-Orland (1495) et Charles (1496), dauphins et princes héritiers de Bretagne, dans la cathédrale de Tours
XVIe siècle:
Le double visage de la Prudence, détail du tombeau de François II de Bretagne
- Tombeau de François II de Bretagne (1435-1488) et de sa femme Marguerite de Foix-Navarre, aujourd’hui dans la cathédrale de Nantes, réalisé en marbres blanc, noir et rouge, sculpté par Michel Colombe de 1502 à 1507
- Deux gisants superposés sur le tombeau de Philibert le Beau (1480-1504) dans l’église de Brou
- Gisants en marbre de Jacque Guibé (?-1509), capitaine de Rennes et vice-amiral de Bretagne, aujourd’hui au musée de Bretagne à Rennes
- Gisants en marbre d’Anne de Bretagne (1477-1514), duchesse, reine de France et de Sicile, et de son mari Louis XII (1462-1515) dans la basilique de Saint-Denis, et leurs priants
- Gisants en kersanton de Philippe de Montauban (?-1514), chancelier de Bretagne, et de sa femme Anne du Chastellier dans l’église Saint-Armel de Ploërmel.
- Gisants en marbre de Claude de France (1499-1524), duchesse de Bretagne et reine de France, et de son mari François Ier (1494-1547) dans la basilique de Saint-Denis, et leurs transis et priants
- Gisant de Philippe Chabot (1492-1543), amiral de France, au Louvre
- Gisant de Jean III de Trazegnies et de son épouse Isabeau de Werchin (1550). Eglise Saint-Martin (Trazegnies) Belgique
XVIIe siècle:
Eglise Saint-Martin – Gisant de Gillion-Othon de Trazegnies et de son épouse Jacqueline de Lalaing sculpté par Lucas Fayd’herbe (1669).
- Gisant en marbre noir de Theux de Conrad de Gavre (1602), prévôt de Saint-Martin, dans la basilique Saint-Martin de Liège
- Gisant en cuivre de Blanche de Champagne-Navarre, duchesse de Bretagne, à l’abbaye d’Hennebont, aujourd’hui au Louvre
- Gisant de Gillion-Othon Ier de Trazegnies et de son épouse Jacqueline de Lalaing sculpté par Lucas Fayd’herbe (1669). Eglise Saint-Martin (Trazegnies) Belgique
XVIIIe siècle:
- Mise au tombeau de saint Thégonnec, dans la crypte de l’ossuaire de l’enclos paroissial de Saint-Thégonnec
XIXe siècle:
Le gisant de Victor Noir par Aimé-Jules Dalou (1891), Cimetière du Père-Lachaise.
- En 1891, la dépouille de Victor Noir, devenue un symbole républicain, est transférée au Père-Lachaise. Aimé-Jules Dalou réalise son gisant, en bronze tel qu’il était juste après le coup de feu. La bouche est ouverte et les mains sont détendues.
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Étymologie:
Gisant est le participe présent du verbe gésir : être couché, étendu (généralement malade ou mort). Le même verbe est employé dans la formule « ci-gît » (ici repose).
Évolution du style:
Les gisants les plus anciens représentent le personnage debout, comme en témoigne la manière dont tombe le plissé des vêtements. Par la suite, le personnage est représenté couché, mais vivant.
Enfin, on représentera des cadavres réalistes, les transis.
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XIIe siècle : Gisant debout (Richard Cœur de Lion) |
XIIIe siècle : gisant couché (Alienor d’Aquitaine) |
XVIIIe siècle : gisant réaliste (Mise au tombeau du Christ) |
Attitude de repos |
Le gisant peut représenter soit le personnage lui-même, habituellement dans une habitude pieuse (joignant les mains, comme pour prier, ou lisant un livre saint) ou se reposant ou même le Christ.
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Bientôt profitant du beau temps, nous irons avec M. Sébastien Pasque ; le professeur de sculpture faire un tour « hors les murs ». Oh, pas trop loin, c’est tout près, à portée du métro pour les Parisiens, en train ou en voiture pour les Compiégnois!. Au bout de la tristement célèbre ligne 13, il y a une station nommée « basilique Saint Denis », qui, comme son nom l’indique, dessert la basilique… de Saint Denis.
Je ne sais pas pour quelle mystérieuse raison ce monument de France absolument majeur pour l’Histoire mondiale ,n’est pas plus connu. Et je crois ne pas exagérer en disant cela. Peut-être parce qu’il ne se trouve pas à Paris intra-muros même? Toujours est-il qu’à deux pas de notre chère capitale se trouve un chef d’œuvre absolu, de par son importance historique, architecturale et religieuse.
La ville de Saint Denis a été construite autour de cette basilique! Je voudrais réparer un peu de cette injustice, en vous parlant ici de ce monument de la région parisienne, qui a bien sûr toute sa place sur le Blog de Paris, qui est donc un site sur Paris et sa région.
Si l’ on regarde l’extérieur d’un œil distrait, on ne comprendra pas vraiment pourquoi cette église est majeure. On dirait une belle cathédrale gothique, comme nous avons la chance d’en avoir tant en Europe. Mais voilà, ce qu’il faut savoir, c’est que… c’est ici qu’est né l’Art Gothique. Tout simplement.
Sous l’impulsion de l’abbé Suger, l’ancienne église bâtie par Sainte Geneviève, déjà imposante, est agrandie et rénovée, dans de nouvelles règles qui poseront les fondements du Gothique : la lumière entre désormais à flots dans l’église, la transformant en la plus belle église de France à l’époque. Et il en fallait pas moins que ça pour abriter la dépouille de Saint Denis, martyr mort aux alentours de l’An 250, premier évêque de Paris.
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Mme Tansini, nous informe en bref sur ses quelques activités avec 64 élèves en cours de dessin pour enfants de 6 à 8 ans : « 2 heures le lundi soir : travail au feutre, craie grasse, crayons de couleurs, gouache sur des thèmes variés : mélanges et contraste des couleurs, feuilles d’automne, la maison, récit de vacances, lecture de contes à illustrer…..
Le cours de modelage accueille des enfants de 6 à 8 ans : mardi soir et mercredi matin 4 heures séances alternées de modelage de la terre puis émaillage. Le cours de dessin- sculpture compte des adolescents le mercredi après-midi 4 heures : dessin et sculptures d’après moulages du Louvre, natures mortes pour le dessin.
En bref, c’est un véritable plaisir de travailler pour les élèves et le professeur ».
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M. Bernard, me soumet quelques éléments de réponse pour faire le bilan de cette année : « sur 70 personnes inscrites cette année pour 7 cours dispensés, bonne moyenne de 10 personnes / cours. Depuis la rentrée, apprentissage des techniques de dessin: d’ abord crayon puis fusain, techniques sèches: la tenue de l’outil en main, la taille, la position à adopter.
Actuellement travail à l’ encre, à la plume d’oie, technique de la calligraphie occidentale, au calame, bambou taillé, technique moyen- orientale, au pinceau, technique orientale, les différents degrés de dilution de l’ encre, les diffusions…
Le dernier cours de l’année, 17&18 décembre sera l’occasion d’une séance de croquis de mouvement, à savoir, suivre avec l’outil choisi les différentes phases du mouvement d’un modèle se déplaçant dans la salle. Une sortie thématique est alors envisagée dont le programme: le matin au Louvre visite de la collection de dessins « Le cabinet secret de Georges Pébereau», ensuite l’après midi, Rodin -Matisse.
Le corps en mouvement « illustre parfaitement le travail réalisé pendant ce premier trimestre ». Le second trimestre fera l’objet de l’étude de la couleur, par l’observation, et en référence aux lois du cercle chromatique. »
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Naissance : 11 mai 1998
– Siège social : Ecole Municipale des Beaux-Arts
2, rue Saint-Nicolas
60200 – Compiègne
- Adresse postale : 92, rue du Puits Rozier
60162 – Vignemont
Tél./Fax : 03.44.42.12.07
- Déclaration à la Sous-Préfecture de Compiègne : 17 juillet 1998
- inscription au Journal Officiel de la République Française : 8 août 1998 (n° 1586)
- Agréée Association de Jeunesse et d’Education Populaire le 21 mars 2000, sous le n° 60 545
- Origine de l’Association :
L’Association Jeunesse et Arts Médiévaux est issue du milieu scolaire.
En 1996, un Projet Educatif Européen a été élaboré au Lycée Charles de Gaulle, à Compiègne, dans l’Oise. Ce projet s’inscrivait dans le cadre du programme éducatif européen Coménius Action I, et associait trois établissements d’enseignement secondaire appartenant à l’Union Européenne : l’Istituto Magistrale Statale Rénier, de Belluno, en Italie du Nord; le Gymnasium Ernst Moritz Ardnt, de Herzberg, en Basse-Saxe; le Lycée Charles de Gaulle, de Compiègne.
Les trois établissements partenaires devaient travailler conjointement sur un thème d’étude commun : «La circulation des hommes et des idées en Europe, du Moyen-Age à nos jours.» L’année scolaire 1997-1998 était plus particulièrement consacrée à la diffusion des idées et des influences artistiques dans l’Europe médiévale.
Au Lycée Charles de Gaulle, Alain Galoin, professeur coordonnateur du projet pour la France, a mis en place deux ateliers de pratique artistique dans une classe de seconde : un atelier de calligraphie-enluminure et un atelier de restauration de vitraux. En novembre 1997, pendant une semaine, un groupe d’élèves s’est attaché à restaurer deux verrières de l’église de Vignemont, un village rural proche de Compiègne.
Les élèves se sont passionnés pour cette activité et n’ont pas voulu en rester là. L’idée de continuer à restaurer et à créer des vitraux a fait son chemin. Le cadre associatif s’est finalement imposé et l’Association Jeunesse et Arts Médiévaux a vu le jour le 11 mai 1998. Le nom de l’Association a été trouvé par les élèves eux-mêmes.
- Composition du Conseil d’Administration de l’Association Jeunesse et Arts Médiévaux au 31-12-2007 :
- Présidente d’honneur : Colette Rangheard, conférencière retraitée, Aubenas
- Président : Alain Galoin, professeur certifié honoraire, chevalier des Arts et Lettres, Vignemont
- Vice-Président : Riccardo Pasi, agent de sécurité, Vignemont
- Trésorier : Cédric Harlé, technicien, Compiègne
- Secrétaire : Maxime Sikora, représentant, La Neuville Roy
- Membres :
* Annie Charmille, auxiliaire de vie, Thourotte
* Dominique Collin, sans profession, Armancourt
L’Association comprend actuellement vingt-quatre membres actifs, jeunes et adultes, venus d’horizons socio-professionnels extrêmement divers.
Depuis sa création, elle a restauré des vitraux civils appartenant à des particuliers. Elle a terminé la restauration d’une troisième verrière de l’église de Vignemont et envisage d’en créer une quatrième qui a totalement disparu et dont l’emplacement est présentement muré.
En mai 2000, elle a achevé la création d’une rose médiévale pour la façade est de l’église Saint-Pierre-des-Minimes à Compiègne. En 2001, elle a créé un vitrail pour l’église de Tracy-le-Val et réalisé la fabrication de six verrières pour l’église Saint-Eloi, à Compiègne. Autres réalisations à son actif : création d’un programme décoratif de six vitraux pour la nef de l’église de Cuignières, de deux vitraux pour l’église de Tracy-le-Val; restauration des vitraux contemporains de la chapelle de Domelien, d’un vitrail art déco’ de l’église de Hainvillers, d’un vitrail de l’église de Lataule.
En octobre 1998, elle a remporté le Trophée des Communes de l’Oise, organisé par l’Union des Maires de l’Oise et le Crédit Agricole, dans la catégorie des communes de 400 à 1000 habitants, pour la mise en valeur et la protection du patrimoine.
Jusqu’en décembre 1999, elle a travaillé dans des conditions fort difficiles : local exigu (un garage désaffecté concédé par la commune de Vignemont), non chauffé, inondé par temps de pluie, à raison d’une séance de deux heures par semaine, le samedi après-midi, de 15 heures à 17 heures.
Ces mauvaises conditions de travail étaient préjudiciables à la qualité de la création. C’est pourquoi l’Association a accepté la proposition qui lui était faite par la Ville de Compiègne de s’installer dans une salle spacieuse de l’Ecole des Beaux-Arts. Le transfert du siège social – primitivement fixé à Vignemont – à Compiègne a été décidé lors de l’Assemblée Générale du 29 décembre 1999.
L’installation de l’Association à Compiègne lui a permis d’augmenter l’effectif de ses adhérents, de participer à la restauration du patrimoine civil et religieux de cette ville, d’y créer des verrières originales, sans pour autant négliger la préservation et la mise en valeur du patrimoine rural qui reste l’un de ses objectifs essentiels.
Elle restaure actuellement les vitraux de l’église de Royaucourt, de l’église de Catillon-Fumechon, crée des vitraux originaux pour la chapelle Sainte-Thérèse à Compiègne.
Projets pour 2007 et les années suivantes : création de trois vitraux pour l’église de Dives, de trois vitraux pour la chapelle du Carmel à Compiègne; restauration de la rose est de l’église de Hainvillers, création de deux vitraux pour la chapelle du collège Jeanne d’Arc de Roye, dans la Somme, d’un vitrail pour la chapelle des Marais, à Vandélicourt.
Depuis le 10 novembre 2000, le Président de l’Association Jeunesse et Arts Médiévaux dispense une initiation à l’art du vitrail au sein de l’Ecole des Beaux-Arts de la Ville de Compiègne.
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Je rappelle que dans le passé, l’Association a créé la rose de l’église Saint-Pierre-des-Minimes, six vitraux pour l’église Saint Eloi dans le quartier de Bellicart, et tous les vitraux de la nef de la chapelle Sainte Thérèse, rue du Bataillon de France, pour ne parler que de ses réalisations à Compiègne.
Pour 2010, voilà ce que je vous propose :
« Issue du lycée Charles de Gaulle, l’Association Jeunesse et Arts médiévaux est née le 11 mai 1998. Elle mène depuis cette date une action efficace en faveur de la sauvegarde et de la création du patrimoine verrier. Elle crée et restaure des vitraux civils et religieux, notamment pour les petites communes rurales de Picardie. En 2010, elle restaurera les vitraux du choeur de l’église de Catillon-Fumechon et deux verrières de l’église de Mory-Montcrux, sur le plateau picard.
Elle travaille actuellement à la création de deux vitraux pour l’église de Royaucourt, de trois vitraux pour la chapelle Saint Louis de Laigneville, de trois vitraux pour l’église de Dives et de trois vitraux pour la chapelle du Carmel, rue Saint Lazare, à Compiègne.
Par ailleurs, Alain Galoin, Président de l’Association et professeur à l’Ecole des Beaux-Arts, dispense une initiation à l’art ancien du vitrail au sein de cette institution municipale, la vulgarisation de cet art médiéval étant, sans conteste, l’originalité de cette école. »
Je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.
Espérant vous avoir donné satisfaction,
Cordialement,
Alain GALOIN
Professeur honoraire
Chevalier des Arts et Lettres
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En matière d’architecture gothique, on distingue en général les périodes suivantes :
- le gothique « primitif », qui a succédé à l’art roman vers 1130, avec l’apparition de la voûte d’ogives
- le gothique « classique », entre 1190 et 1230, avec des arcs-boutants sur le modèle de la cathédrale de Chartres
- le gothique « rayonnant », entre 1230 et 1350, caractérisé par des roses majestueuses et de nombreux vitraux
- le gothique « flamboyant », au XVème siècle, offrant des décors chargés et tourmentés
- le gothique « tardif » au XVIème siècle, caractérisé par une surcharge de décorations.
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| L’architecture gothique : présentation et caractéristiques
L’art gothique, apparu en Ile-de-France au XIIème siècle, concerne principalement l’architecture des édifices religieux. Il est représenté dans toute la France par des cathédrales dont la finesse et l’élégance font oublier les dimensions impressionnantes. Nous vous proposons de découvrir les caractéristiques de l’architecture gothique et quelques-uns des édifices les plus remarquables dans ce style. |
L’architecture gothique s’est développée en Europe occidentale entre le XIIème et le XVIème siècle.
Ce style architectural, qui a succédé à l’art roman, s’est rapidement diffusé au nord de la Loire.
Il s’est ensuite répandu dans toute l’Europe avant d’être supplanté par l’architecture de la Renaissance, vers le milieu du XVIème siècle. Des monuments religieux (églises, cathédrales, abbayes, cloîtres) aussi bien que profanes ont été construits dans ce style. Mais ce sont les cathédrales qui l’incarnent le plus visiblement.
Caractéristiques du style gothique
Avant l’apparition du style gothique, l’architecture romane se caractérisait par des arcs « en plein cintre » (c’est-à-dire en demi-cercle) et des voûtes massives. La construction des édifices religieux nécessitait des murs d’appui épais, le plus souvent renforcés par des contreforts accolés.
L’art gothique a résolu les problèmes de forces de l’art roman en utilisant de nouvelles techniques architecturales : la voûte sur croisée d’ogive et l’arc brisé.
Une voûte sur croisée d’ogives est une voûte formée de deux arcs qui se croisent en diagonales. Ainsi, le poids des pierres ne repose pas sur deux mais sur quatre piliers.
Ces innovations ont permis d’édifier des édifices beaucoup plus hauts et fins.
En effet, l’arc brisé et la croisée d’ogive permettent de diriger le poids de l’édifice vers le sol. Les murs épais peuvent donc être remplacés par d’énormes piliers et être ouverts vers l’extérieur. L’architecture gothique nous a laissé des édifices présentant des flèches pointues et ciselées, des ouvertures, des rosaces et de nombreux vitraux.
Par ailleurs, pour soutenir le poids des voûtes sur croisée d’ogive, ce style utilise la technique des arcs-boutants. Ces étais en forme de demi-arc sont situés à l’extérieur de l’édifice : ils reposent sur un contrefort et soutiennent le mur là où s’exercent les plus fortes poussées des voûtes.
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